In August 1985 the French weekly L’Evénement du jeudi published a dossier of articles by professional historians titled ‘Pétain, héros ou traître?’ to mark the fortieth anniversary of the Marshal’s trial for high treason as Vichy head of state. Readers reacted passionately to the forum, flooding the magazine with letters either denouncing or defending the man and the regime. In the latter category, one text stuck out. Written by a José Casenave, a veteran of the 1940 campaign who subsequently joined the Resistance and specialised in shepherding escaped POWs and downed Allied aviators across the Spanish border, it naively heralded Pétain as ‘le premier résistant de France qui n’a pas cédé aux Nazis un mètre carré de terrain’ and inaccurately dismissed de Gaulle, who had seen combat as a tank commander in 1940, as ‘un colonel habillé en général qui n’a jamais vu de près un casque allemand, n’a jamais participé à un combat, et a seulement bradé les départements français de notre empire colonial’. (1) This apparent incongruity between action and ideology struck Henry Rousso, who at the time was writing his classic Le Syndrome de Vichy de 1944 à nos jours. Toward the end of the book Rousso cited the letter as evidence of ’strange’ ideological categories such as ‘pétaino-gaullistes’ and ‘résistants-pétainistes-antigaullistes’, concluding blandly that ‘les divisions de l’Occupation ne furent pas aussi nettement délimitées que le temps évolué a fini par le laisser croire’. (2)”
Comment mieux identifier les journaux filmés de cette époque.
Même scrupuleusement identifiées par les auteurs de documentaires, en insert, les difficultés de repérage des journaux filmés (appelés souvent « actualités cinématographiques ») en France pendant la seconde guerre mondiale sont nombreuses car : un même journal peut être recensé sous différents noms un même titre peut concerner des produits différents et successifs.
De fait, la Date est le seul indicateur fiable pour identifier un journal filmé : sa nature son origine son lieu de diffusion (zone occupée / zone non occupée / les 2 à la fois) [1]…
Dès l’été 1940, deux programmes de propagande se mettent en place de part et d’autre de la ligne de démarcation : l’un relevant de l’Etat Français, l’autre des autorités d’occupation. Les Français ne verront pas les mêmes images selon qu’ils se situent dans la zone occupée ou la zone libre. Un double monopole s’exerce. En zone occupée, les autorités d’occupation diffusent l’édition française des Actualités Mondiales de la Deutsche Wochenschau. Le régime de Vichy réplique. Jean-Louis Tixier-Vignancour, secrétaire adjoint à l’Information pour le cinéma et la radio, s’adresse aux deux principaux journaux d’avant-guerre : Pathé-Journal et France-Actualités. A partir du 10 octobre 1940, France-Actualités-Pathé-Gaumont obtient le monopole de la production et de la distribution en zone libre. Le premier numéro est diffusé le 15 octobre 1940…
Collaboration et Résistance dans la France de Vichy Le Chagrin et la Pitié de Marcel 0phuls
Par Richard Phillips 16 août 2001
Le Chagrin et la Pitié : Chronique d’une ville française sous l’Occupation, film documentaire épique de quatre heures et demie sur l’occupation allemande de la France pendant la seconde guerre mondiale, fut projeté récemment au festival du film de Sydney. Sorti il y a trente ans à Paris, ce film qui est maintenant distribué en DVD, est considéré à juste titre comme un des documentaires les plus importants du cinéma et parmi les rares films qui révèlent la collaboration de la classe dominante française avec l’Allemagne nazie de 1940 à 1944.
Ce film d’Ophuls révèle non seulement la répression politique et l’antisémitisme de la France de Vichy et l’opposition croissante contre ce régime, mais il remet aussi en cause la mythologie d’après-guerre, créée autour du mouvement gaulliste de la France Libre. Ce n’est pas un compte-rendu complet de la période, il y a des omissions importantes, mais néanmoins le film représente une introduction remarquable à cette période.