DOSSIER: FANTASTIQUE MADE IN FRANCE
Source: Film de Culte
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| Le Dernier combat de Luc Besson |
La tête déjà dans les étoiles, Luc Besson est mine de rien l’un des premiers à rêver un fantastique différent de ceux de Tavernier (La Mort en direct) ou Resnais (Je t’aime, je t’aime), pour lesquels cinéma de genre rimait automatiquement avec prises de têtes philosophique et politique. Son Dernier Combat, il le coécrit avec Pierre Jolivet – qui joue le rôle principal, aux côtés de Jean Réno et Jean Bouise -, l’auto-produit et le réalise pour une somme dérisoire dans des conditions d’amateur. Régulièrement à court d’argent, il construit une steadycam de fortune (pour les nombreux travellings) ainsi qu’une louma en bois pour les mouvements de grue…”
" Le cinéma fantastique français"
La littérature francophone sur le cinéma a consacré peu d’études sur le film fantastique français, un genre qui occupe encore une place à part dans l’histoire du cinéma hexagonal. Le film fantastique français souffre de quelques idées reçues mêlées de faits avérés comme celles qui voudraient que les rares tentatives d’incursion dans le genre, de Louis Feuillade à Maurice Tourneur en passant par Georges Franju, Jean Rollin, Christian de Chalonge, ou plus récemment Olivier Dahan, aient connues des fortunes très diverses, une vérité qui mérite d’être nuancée. Un corpus existe pourtant. Après une période flamboyante incarnée par les grandes ouvres de Feuillade puis par celles des surréalistes, les plus grands cinéastes français se sont essayés au genre durant un « âge d’or » que l’on peut observer sur une vingtaine d’années : Marcel Carné ( Les visiteurs du soir , 1942,Juliette ou la clef des songes , 1951), Claude Autant-Lara ( Sylvie et le fantôme , 1945), René Clair ( La Beauté du diable , 1950, Les Belles de nuit , 1952), Jean Cocteau ( Le Sang d’un poète, 1931, La Belle et la bête , 1945, Orphée , 1949, Le Testament d’Orphée , 1960), Jean Delannoy ( L’Eternel retour , 1943), Jean Renoir (Le Testament du Dr Cordelier , 1959) ou Georges Franju ( Les Yeux sans visage , 1960, Judex , 1964), sans oublier de Jacques Tourneur qui tournera l’essentiel de sa production aux Etats-Unis… Read more »

